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Désarmons-les

Il y a 50 ans, le 24 mai 68 à Paris, un homme de 26 ans, Philippe Mathérion, est tué par une grenade des CRS. Les autorités attribuent la mort à un règlement de compte au couteau entre étudiants. L’autopsie gardée secrète montre pourtant qu’il a été tué par des éclats de grenade.

Le 31 juillet 1977, le manifestant antinucléaire Vital Michalon est tué par une grenade offensive. L’autopsie révèle des lésions pulmonaires dues à l’explosion. Le préfet, lui, affirme qu’il s’agissait d’une crise cardiaque.

Le 26 octobre 2014, Rémi Fraisse est tué par une grenade offensive. Alors qu’elles connaissent la responsabilité des gendarmes, les autorités font état de la «découverte d’un corps». Un gendarme déclare que le manifestant a pu être tué par son propre explosif.

L’État ne se contente pas de tuer et de mutiler. Il ment et diffame aussi.

Aujourd’hui, après que Maxime a eu la main arrachée par une grenade à Notre-Dame-des-Landes, des communiqués caricaturaux du gouvernement, repris sans discernement par les médias, font porter la responsabilité à la victime et disculpent ceux qui ont fait usage de l’arme.

Malgré les annonces d’interdiction, la France reste le seul pays d’Europe autorisant les munitions explosives pour le «maintien de l’ordre».

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